Lors de son audition par la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale (28 Juin 2006), Lakshmi Mittal avait pris des engagements clairs : « Mittal Steel mesure l’importance que la Lorraine attache à l’industrie sidérurgique. Aucune suppression d’emplois n’aura lieu en Lorraine. Le groupe continuera à investir dans la recherche et le développement, ce qui est essentiel dans un secteur industriel en pleine évolution. »Le Parti socialiste dénonce le manquement du groupe à ses engagements, puisqu’il s’apprête à supprimer 600 emplois en Lorraine, du fait de la faiblesse des investissements réalisés sur le site de Gandrange.
Le Parti socialiste engage le gouvernement à faire preuve de plus de fermeté à l’égard du groupe Arcelor Mittal. Ce n’est pas en annonçant d’ores et déjà la création d’un fond de reclassement et le paiement par l’État des investissements non réalisés par le groupe que le gouvernement permettra de préserver l’emploi. Bien au contraire, il donne ainsi le sentiment de céder à un « chantage à l’emploi » d’autant moins acceptable qu’il émane d’un groupe dont les bénéfices sont colossaux (3,7 milliards d’euros sur le premier semestre 2007), du fait de l’envol de la demande d’acier.
Le Parti socialiste s’associe à la demande des salariés d’un moratoire pour stopper le démantèlement de l’usine. Tout doit être entrepris pour l’adoption d’un plan industriel alternatif qui stabilise le site au sein du groupe, l’emploi et l’activité.
Communiqué du Bureau national
Le Parti socialiste apporte son soutien aux plus de 120 salariés du site de Choisy-le-Roi de l’Imprimerie nationale, en grève totale depuis le 22 janvier.Le projet de cession du site de Choisy-le-Roi est le dernier épisode du démantèlement progressif de l’Imprimerie nationale, orchestré par la droite depuis 2002.
En effet, depuis la vente puis le rachat du bâtiment historique de la rue de la Convention, qui a entraîné une perte de plus de 100 millions d’euros, les différents sites du groupe ont été durement frappés : privatisation de Evry Rotatives et d’Istria Rotatives à Strasbourg, filialisation des activités restantes à Douai et Paris, et aujourd’hui plan social à Choisy-le-Roi.
Ce démantèlement à l’œuvre porte une atteinte inacceptable à un savoir-faire reconnu, à des compétences incontestées, à un patrimoine précieux, et à un ensemble d’activités dont le caractère sensible justifie le maintien dans le giron public.
A l’évidence, le gouvernement joue aujourd’hui le pourrissement de la situation, en refusant systématiquement de répondre aux préoccupations des salariés, tant en termes d’emploi que service public.
Le Parti socialiste demande au gouvernement d’annuler la cession programmée du site de Choisy-le-Roi, et de maintenir dans le périmètre du service public les activités du groupe et de ses filiales.
Communiqué du Bureau national
Le Parti Socialiste réitère son refus du développement des cultures commerciales d’OGM. Il s’oppose donc au projet de loi discuté à partir d’aujourd’hui au Sénat dès lors que la liberté de cultiver sans OGM n’est pas garantie. Alors que le Grenelle de l’Environnement a révélé les grandes réticences des Français à admettre les cultures d’OGM, le gouvernement a choisi de céder aux pressions des grandes multinationales de biotechnologie.
Le Parti socialiste s’inquiète de l’abandon par le gouvernement du principe de précaution alors que les scientifiques restent très divisés sur l’apport des OGM à l’agriculture et leurs conséquences sur la santé, et l’environnement.
Tandis que le gouvernement dit vouloir conforter l’agriculture conventionnelle et développer l’agriculture biologique, les dernières études de l’INRA montrent en effet, que la coexistence des cultures avec et sans OGM est impossible, exposant que «pour les filières telles que l’Agriculture biologique qui revendiquent une absence totale d’OGM dans leurs productions, la coexistence à l’échelle locale est (…) techniquement impossible dans la plupart des cas».
De plus, les socialistes regrettent que rien ne soit dit du renforcement - y compris financier - et de l’extension de tous les champs de la recherche publique, ni de l’indépendance et de la pluralité des recherches et expertises sur les OGM.
Communiqué du Bureau national
Face à la gravité de la situation au Tchad, Le Parti socialiste appelle à une cessation immédiate des hostilités et demande à l’Union africaine de s’investir dans la médiation entre Idriss Déby et les différents mouvements rebelles, pour permettre un retour au calme le plus rapide possible.Le Parti socialiste souligne la responsabilité du gouvernement français, qui s’est inscrit dans la droite ligne de celle de son prédécesseur en écartant tout soutien au dialogue politique au Tchad. La modification scandaleuse de la Constitution en 2005 puis les élections présidentielles de 2006, largement boycottées par l’opposition et la population tchadiennes, ont contribué à envenimer la situation interne du pays. Nous regrettons que le gouvernement n’ait pas pris la mesure de cette crise politique et ait refusé de s’y intéresser avant qu’une nouvelle crise ne survienne, moins de deux ans après la précédente.
Nous condamnons l’arrestation de plusieurs membres de l’opposition, dont le Secrétaire général du Parti des libertés et du développement Ibni Oumar Mahamat Saleh et demandons au gouvernement français de dénoncer ces arrestations parfaitement arbitraires. Seul un dialogue entre le pouvoir et l’opposition peut permettre une transition politique pacifique.
Le PS exprime sa solidarité envers les 1500 Français résidant au Tchad victimes de cette instabilité. Il soutient les efforts des autorités françaises qui oeuvrent pour la protection et l’évacuation de nos compatriotes.
Communiqué du Bureau national
- Législatives partielles
- Les promesses de Nicolas Sarkozy
- Convocation du Congrès à Versailles
- Le Tchad
Législatives partielles
Nous pouvons nous féliciter de l’élection de Françoise Vallet dans la circonscription de Chartres, face au député-maire UMP, comme de la forte progression de Philippe Kaltenbach dans les
Hauts-de-Seine.
Je vois dans la lecture de ces deux élections une forte progression de la gauche. C’est là un des exemples du mécontentement des Français, concrétisé par la nouvelle baisse de Nicolas Sarkozy
dans les sondages.
Ce mécontentement porte bien sur la baisse du pouvoir d’achat et sur le non-respect des engagements pris par le Président.
Il faut aujourd’hui aller plus loin. M. Devedjan parlait d’un avertissement salutaire. Je propose au nom du Parti socialiste que nous ne décevions pas M. Devedjan. Il faut poursuivre cet
avertissement et même l’amplifier.
Lors des prochaines élections municipales, les Français voteront pour des maires et des conseillers généraux. Ils voteront pour des projets municipaux, pour avoir des élus qui protègent, qui
innovent. Mais leur vote sera un avertissement clair au Président et à son gouvernement. Un avertissement pour empêcher un plan de rigueur qui touchera de plein fouet les salariés et les
retraités. Oui, cet avertissement est salutaire, oui il faut l’amplifier lors des municipales.
Les promesses de Nicolas Sarkozy
A Gandrange ce matin, avec N. Sarkozy, c’est : déplacement rapide et engagement sans lendemain. Il vient et déjà compte revenir. Il l’a déjà fait maintes fois à Argenteuil, à La Courneuve et on
pourrait multiplier les exemples. A Gandrange, c’était trois quart d’heures, poignée de mains comprises, alors que les salariés et les élus attendaient des engagements et des actes concrets.
Mais il joue personnel, à tel point qu’il avait écarté les élus, ce matin.
Face à cette stratégie personnelle, comme M. Guéant l’a annoncé hier, en promettant une augmentation des retraites dans quelques semaines, nous demandons que se soit dès maintenant, que
l’augmentation du minimum retraite soit annoncé, pas dans quelques semaines. Que l’on nous donne une date d’application maintenant sans renvoyer à plus tard un engagement qui était celui du
candidat.
Les Français attendent, et je veux citer ici Me Lagarde « Nous sommes encore au grand matin du sarkozisme et l’avenir nous attend plein d’espoir et de promesses ». Cette citation montre que Me
Lagarde a le même avis sur la situation qu’à propos de la crise financière : « tout va très bien ».
Nous lui disons que les Français pensent que tout ne va pas bien. Il y a un problème de pouvoir d’achat, un problème de mauvaises prévisions dans le budget de l’Etat pour 2008, et ces mauvaises
prévisions ne masquent pas la préparation d’un plan de rigueur.
Nous disons au 1er ministre que nous souhaitons un débat au parlement dès cette semaine, avant la suspension des travaux pour les municipales, sur la situation économique du pays.
Convocation du Congrès à Versailles
Je rappelle tout d’abord les deux positions du Parti socialiste quant au traité de Lisbonne :
- Nous sommes pour la ratification du traité de Lisbonne,
- Nous sommes pour un référendum.
A Versailles, il est question de rendre possible l’adoption du traité. Si c’est le cas, ensuite, il y a deux voies : la voie parlementaire et la voie du référendum.
Nous aurions souhaité la voie du référendum, mais le président de la République ayant annoncé que ce serait la voie parlementaire, nous nous abstiendrons pour montrer notre mécontentement sur le
choix opéré.
Il y aura ensuite un vote au parlement. Nous voterons oui.
Le Tchad
La situation est très préoccupante. Nous devons assurer la protection de nos concitoyens. C’est ce que fait le gouvernement.
Le principe aujourd’hui est celui de la non ingérence de la France dans une affaire qui reste interne à l’état Tchadien.
Notre souci est d’arriver enfin à ce que se déploie la force européenne EUFOR pour protéger les réfugiés du Darfour.









