Lors de son audition par la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale (28 Juin 2006), Lakshmi Mittal avait pris des engagements clairs : « Mittal Steel mesure l’importance que la Lorraine attache à l’industrie sidérurgique. Aucune suppression d’emplois n’aura lieu en Lorraine. Le groupe continuera à investir dans la recherche et le développement, ce qui est essentiel dans un secteur industriel en pleine évolution. »Le Parti socialiste dénonce le manquement du groupe à ses engagements, puisqu’il s’apprête à supprimer 600 emplois en Lorraine, du fait de la faiblesse des investissements réalisés sur le site de Gandrange.
Le Parti socialiste engage le gouvernement à faire preuve de plus de fermeté à l’égard du groupe Arcelor Mittal. Ce n’est pas en annonçant d’ores et déjà la création d’un fond de reclassement et le paiement par l’État des investissements non réalisés par le groupe que le gouvernement permettra de préserver l’emploi. Bien au contraire, il donne ainsi le sentiment de céder à un « chantage à l’emploi » d’autant moins acceptable qu’il émane d’un groupe dont les bénéfices sont colossaux (3,7 milliards d’euros sur le premier semestre 2007), du fait de l’envol de la demande d’acier.
Le Parti socialiste s’associe à la demande des salariés d’un moratoire pour stopper le démantèlement de l’usine. Tout doit être entrepris pour l’adoption d’un plan industriel alternatif qui stabilise le site au sein du groupe, l’emploi et l’activité.
Communiqué du Bureau national
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