Parti Socialiste
Section de Lyon 8ème

"L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir"
Jean Jaurès

 

Vendredi 28 septembre 2007

Grenelle de l’environnement :
le Parti socialiste souhaite que les propositions pour les outremers issues de la 1ère phase du Grenelle de l’environnement n’en restent pas au stade de vaines intentions

 

A l’issue de la première phase du « Grenelle de l’environnement », plusieurs propositions pour les outre-mers reprennent les propositions développées de longues dates par les socialistes ultramarins d’un certain nombre de propositions pour les outre-mers. Ces intentions ne doivent pas rester des annonces mais se traduire par des engagements fermes et plus précis.

 

Il s’agit de la volonté affichée d’éradication de l’orpaillage illégal et l’abandon du projet minier de la montagne de Kaw en Guyane (proposition du groupe 2). Il s’agit d’autre part de la  « finalisation d’un plan d’action relatif à la pollution par le chlordécone aux Antilles » (proposition du groupe 3). Ce plan doit cependant être mené d’urgence et  avoir comme double objectif la dépollution des sols et la préservation de l’agriculture tout en étant étendu aux autres pesticides.

 

La volonté de faire des outremers une « vitrine de l’excellence climatique » en visant une part de 50% d’énergies renouvelables en 2020 (proposition du groupe 1) rejoint naturellement les préoccupations et engagements des collectivités locales. Cependant, l’Etat doit accompagner les régions pionnières en ce domaine afin que cet objectif soit atteint.

 

L’élaboration de plans d’actions locaux pour la biodiversité des collectivités d’outre-mer dotés de 20 M€ pendant 5 années (proposition du groupe 2) irait dans le bon sens. Ces plans devront permettre d’inventorier la biodiversité, notamment les espèces endémiques, et d’étudier les modalités d’appropriation locale de cette richesse. Le Parti socialiste partage naturellement la proposition du groupe n°3 d’une accélération du plan séisme devant aboutir à un renforcement de tous les bâtiments sensibles aux Antilles.
Enfin, le souhait du même groupe d’anticiper la veille des risques émergents dans les outre-mers en particulier et de développer des pôles régionaux d’excellence environnementale rejoint les préoccupations exprimées par les socialistes.

 

Deux grandes autres priorités environnementales outre-mers doivent également être prises en compte  Il est vital que le Gouvernement s’engage contractuellement avec les collectivités locales sur un plan de desserte intérieure des territoires afin de mettre un terme au « tout-voiture » et pour trouver une solution à la gestion des déchets en milieu insulaire.

 

Enfin, un atelier outre-mer doit être décentralisé en Guadeloupe afin que l’ensemble de ces propositions soient approfondies au plus près des réalités locales.

 

Communiqué de
Victorin LUREL, Secrétaire national à l’Outre-mer

Vendredi 28 septembre 2007

La confusion qui entoure la publication des chiffres du chômage du mois d’août démontre qu’il est devenu urgent d’établir des règles claires et transparente.

 

Le fait que l’annonce de la hausse du chômage de ce mois-ci intervienne au moment même où le gouvernement supprime la publication mensuelle du taux de chômage n’est pas de nature à rassurer les Français !

 

La décision du gouvernement de ne plus publier chaque mois le niveau du taux de chômage valide les reproches formulés sur le peu de fiabilité et de sincérité de ce chiffre. D’ailleurs, le rapport mené par l’IGAS et l’IGF, à la demande du gouvernement, conclue à « une surestimation » de la baisse du chômage, ce qui explique que son évolution soit indépendante de celle de l’emploi depuis deux ans.

 

Le Parti Socialiste demande une nouvelle fois au gouvernement de publier « l’Enquête Emploi » de l’INSEE et de mettre en place des outils permettant d’évaluer la situation réelle du chômage dans notre pays.

 


Communiqué du Parti socialiste

Vendredi 28 septembre 2007
  • Birmanie
  • Discours de N. Sarkozy à l’ONU
  • FMI : nomination de D. Strauss-Kahn

Birmanie
François Hollande a reçu hier le Premier ministre du gouvernement de la coalition birmane en exil, le Dr. Sein Win.
Il lui a apporté à nouveau le soutien du Parti socialiste aux forces démocratiques et à Mme Aung San Suu Kyi . Il a apporté sa solidarité aux manifestants pour la démocratie en Birmanie et condamné la répression conduite par la junte militaire qu’il a invité a cessé les exactions. François Hollande a appelé au dialogue.
Le Parti socialiste soutient les démarches de l’ONU et espère que son émissaire pourra rencontrer Mme Aung San Suu Kyi. Nous sommes préoccupé de son sort et espérons sa remise en liberté.
Nous invitons la Chine et la Russie à ne pas faire obstacle aux propositions de sanctions à l’ONU.
Nous voulons que l’Union européenne et la France participent aux sanctions et nous sommes attentifs à l’action du groupe Total, dont nous attendons plus que de la retenue.
Les parlementaires socialistes sont invités à signer la pétition « Birmanie, menace sur la paix », car il ne faut pas s’intéresser à la Birmanie seulement de temps en temps. Il faut exiger le retour à la démocratie aujourd’hui et demain.

Discours de N. Sarkozy à l’ONU
J’ai relevé un discours paradoxal, en vérité chiraquien, qui me rappelait le discours de Johannesbourg « la maison brûle ». Un discours appelant à un nouvel ordre mondial.
Ce qui me frappe, c’est le décalage entre théorie et pratique. Puisque Nicolas Sarkozy en appelle au multilatéralisme, qu’il le fasse :
- en invitant les américains à signer le protocole de Kyoto,
- ou en manifestant plus de retenue dans le soutien aux positions américaines sur l’Iran, l’Afghanistan ou le Proche-Orient.
J’ai relevé deux oublis importants dans ce discours : la cour pénale internationale et l’Union européenne.
Deux sujets ont fait polémique en marge de ce discours. Nicolas Sarkozy a dû démentir Bernard Kouchner sur ses propos concernant la guerre et l’Iran, et il a fait une étrange proposition : le nucléaire pour tous comme proposition dans la lutte sur le climat.
Il y a une certaine incohérence à faire cette proposition quand on veut tenir un discours ferme sur le nucléaire en Iran.
Enfin, on voit bien que Nicolas Sarkozy semble préparer la France à un retour dans l’OTAN à condition d’y trouver un intérêt. La défense européenne doit en être un pilier. Il faut le faire, mais l’OTAN est contre.
La question qui se pose est de savoir si l’OTAN doit fonctionner comme une alliance occidentale ? Ce n’est pas notre conception.
Il faudra à Nicolas Sarkozy de la rigueur pour avancer, ce n’est pas le cas pour l’instant.

 

FMI : nomination de D. Strauss-Kahn
A cette heure, ce n’est pas encore fait.
En tout cas, cette nomination récompenserait un talent. Elle serait le résultat d’une campagne intelligente, humble et cohérente. D. Strauss-Kahn a compris que le partage des responsabilités entre Européen et Américains était révolu. Il a su convaincre et respecter les pays émergents. Il sera le Directeur général de tout le FMI, de tous les pays. Il faudra changer la gouvernance du FMI et réorienter ses actions : agir sur la régulation des marchés financiers, évoquer la sous-évaluation de l’économie chinoise, contribuer à un nouvel ordre économique et financier mondial.
Il y a de la fierté que l’un des nôtres soit à la tête d’un organisme international. Ses options politiques l’amèneront à une orientation progressiste.

 
Jeudi 27 septembre 2007

La rupture chère à Nicolas Sarkozy n’aura pas lieu dans le budget de la culture et de la communication pour 2008 qui vient d’être présenté… C’est au contraire la continuité qui l’emporte: celle de la dégringolade financière, déjà engagée depuis 2002, sur fond d’épuisement de la politique culturelle de l’Etat et de transfert des charges aux collectivités territoriales. Hélas, le prochain budget enregistre même une intensification de ce mouvement de baisse.
Comme à l’accoutumé aussi, le pouvoir tente de cacher les faits en procédant à une présentation fallacieuse des chiffres. Il se livre ainsi à une grossière tromperie : faire croire que le budget augmente ou est maintenu, alors que, une fois de plus, il est en berne.

 

1 - Le pouvoir affiche une hausse du budget de la culture de 3,2% en 2008. C’est faux. Si l’on déduit notamment les 70 M euros, en faveur des Monuments Historiques, de la taxe sur les droits de dotation qui ont été opportunément rebudgétisés, la hausse du budget est inférieure à… 0,5% !, c’est-à-dire une baisse, compte tenu de l’inflation, même si celle-ci est faible.

 

2 - Un effort particulier est annoncé en faveur du patrimoine, avec une hausse de 10% des crédits de paiement. Hors rebudgétisation, cet effort « considérable » se réduit à 2,2%, alors que les besoins sont criants après les années de sacrifice que la droite a imposé aux monuments historiques de notre pays.

 

3 - La création n’est pas mieux lotie : ses moyens vont baisser en valeur absolue, de -0,2%. La Ministre appelle ainsi « consolidation » des crédits du spectacle vivant (exactement une variation de 0% d’une année sur l’autre) ce qui est une baisse en euros courants, ce alors que les attentes sont immenses, et que le sort des intermittents n’est toujours pas réglé…

 

4 - Dans la lettre de mission envoyée à la Ministre de la culture et de la communication, le Président de la République prétend faire de la recherche des public sa priorité, au nom de la « popularité » dont les institutions culturelles ne se soucieraient pas. Or, les crédits spécifiquement consacrés à l’accès à la culture vont connaître en 2008 une baisse vertigineuse : -20%! La contradiction est flagrante entre les effets d’annonce et la réalité des chiffres.

 

5 - Plus de 200 emplois (et non pas seulement 100, comme le disent les chiffres officiels) sont supprimés. C’est l’hécatombe au nom, bien commode, de « l’effort général de maîtrise de l’emploi public ».

 

6 - Des grands travaux sont poursuivis, au moins selon les dires du gouvernement: Versailles, Pierrefitte, le Grand Auditorium de la Villette. D’autres sont manifestement sur la sellette: le MUCEM à Marseille, le Palais de Tokyo, l’île Seguin. Cette probable remise en cause ne profitera pas pour autant aux opérations de province ou aux petites équipes de création et de diffusion innovantes: il ne s’agit que de faire des coupes sombres dans un budget en déconfiture.

 

7 - Dans l’audiovisuel, le probable statut quo financier imposé au service public (ni augmentation de la redevance ni augmentation des coupures publicitaires) condamne celui-ci à la paupérisation croissante.

 

Il est malheureusement à craindre que la baisse de 2008 n’annonce des lendemains encore plus difficiles dans les prochaines années, si les créateurs, les professionnels et tous ceux qui sont épris de culture ne se mobilisent pas, tant il est clair que le pouvoir affiche son intention de remettre en cause à terme les politiques publiques.

 

Communiqué de presse
d’Anne HIDALGO, Secrétaire nationale à la Culture et aux Médias

Jeudi 27 septembre 2007
  • Birmanie
  • Test ADN
  • Réforme des institutions
  • Grenelle de l’environnement
  • Interview d’Henri Guaino à France Inter


Birmanie
Le Parti socialiste manifeste toute sa solidarité au peuple birman et soutient toute initiative de l’ONU pour ramener le calme et faire avancer la démocratie dans le pays.
Nous souhaiterions entendre à la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, les dirigeants du groupe Total et nous demandons à Nicolas Sarkozy de saisir l’opportunité de son voyage en Chine en novembre pour parler clair et ferme aux dirigeants chinois, si d’ici cette date la situation ne s’était pas améliorée.

Test ADN
Le vote hier à la commission des lois du Sénat pour supprimer l’article sur les tests ADN dans la loi relative à l’immigration, s’il devait se confirmer en séance publique, donne à la majorité UMP une occasion de se ressaisir lors de la 2ème lecture du texte à l’Assemblée nationale. Nous l’exhortons à cela pour éviter un engrenage dangereux sur le plan des principes et de la constitutionnalité de cette disposition.

 

Réforme des institutions
La rencontre hier entre François Hollande et François Bayrou a été consacrée à un échange approfondi des propositions sur la réforme des institutions. Nous avons vu l’ensemble des points de réforme possible et nous avons constaté des accords sur la quasi totalité des sujets, notamment sur le renforcement des droits des citoyens et celui des pouvoirs du Parlement.
Ils ont examiné le rapport de force pour le vote au Congrès et convenu qu’une majorité de 3/5ème n’était pas acquise pour l’approbation de la réforme de la constitution.
Nous invitons le Président de la République à réfléchir, car il serait dommage de laisser passer cette occasion d’une modernisation de nos institutions, de renforcer notre démocratie, et de l’approfondir. Nous espérons que nos propositions seront reprises par le rapport de la commission Balladur avec des réformes audacieuses et nous serons très exigeants.

 

Grenelle de l’environnement
Convenons qu’un bon climat anime les réunions et que la réflexion est utile.
Mais ce qui ressort pour l’instant c’est une fiscalité supplémentaire. Pour nous, elle ne doit être qu’écologique et non pas une façon déguisée de financer le paquet cadeau fiscal adopté en juillet au profit des plus favorisés.
Interview d’Henri Guaino à France Inter
Monsieur Guaino s’exprime de plus en plus souvent et je voudrais éclairer son expression en rappelant le scénario de 1995 qui peut se reproduire.
Jacques Chirac avait été élu sur des promesses intenables de réduction de la fracture sociale, et Nicolas Sarkozy, après quelques mois est confronté à la réalité d’une croissance faible et d’un déficit fort contradictoires aux promesses sur le pouvoir d’achat. La réalité économique, sociale et fiscale rattrape le Président de la République.
Ils ont le même conseiller, le même inspirateur à l’œuvre à l’Elysée. Le risque est donc grand de reproduire les mêmes erreurs avec un plan d’austérité.
Nous prédisons une politique de rigueur, retardé pour des raisons électorales, qui sera à l’œuvre au printemps prochain, avant juillet 2008, quant il faudra montrer un visage financier de la France plus avenant au moment de la présidence française de l’Union européenne.
Un plan de rigueur est inéluctable quoiqu’en dise le gouvernement, à cause de sa politique.

 

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