Promettant tout à tout le monde, les annonces concrètes que le Président Sarkozy a faites devant le MEDEF cet après-midi sont très inquiétantes pour l’avenir des relations sociales dans notre pays.
Sa volonté d’introduire une séparation à l’amiable entre patrons et salariés témoigne, comme son fameux slogan “travailler plus pour gagner plus”, d’une méconnaissance patente de la réalité des relations sociales et des rapports de force en entreprise.
De la même façon qu’il était mensonger d’essayer de faire croire aux salariés qu’ils pourraient librement choisir d’eux-mêmes de travailler plus pour gagner plus, comparer les rapports employeurs-salariés aux rapports de couple et à la procédure de divorce par consentement mutuel relève purement et simplement de l’abus de langage.
Aujourd’hui la séparation amiable est déjà possible si les deux parties sont d’accord. La proposition du MEDEF, reprise par Nicolas Sarkozy, vise en fait à inscrire dans le contrat de travail dès l’origine l’indemnité que l’employeur devra verser en cas de rupture du contrat de travail à son initiative.
Si tel est le sens de la proposition cette mesure reviendrait purement et simplement à abolir la notion de contrat à durée indéterminée à laquelle nos concitoyens sont particulièrement attachés, pour placer le salarié en insécurité permanente dans une sorte de période d’essai infinie.
Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté cette proposition et n’aura de cesse de s’y opposer par tous les moyens.
Communiqué de
Alain VIDALIES Secrétaire national aux Entreprises
À l’occasion de la tenue de l’université d’été du MEDEF, Nicolas Sarkozy a indiqué quels seraient les grands axes de sa politique économique. À l’évidence, il feint d’oublier qu’il est déjà Président de la République, tant son discours portait des accents de campagne frisant souvent la démagogie.
Bien qu’élu, et disposant d’une majorité suffisante, il n’a pris quasiment aucun engagement :
• rien sur les salaires, mais est-ce étonnant de la part de celui qui a refusé un coup de pouce au 20% de salariés payés au SMIC ?
• rien sur le prix du logement et des carburants, mais est-ce étonnant de la part de celui qui refuse de réglementer les ventes à la découpe, d’accroître les aides au logement ou de rétablir la TIPP flottante ?
L’annonce de la réforme du Crédit d’impôt Recherche est finalement l’unique proposition précise formulée aujourd’hui. Bien que l’intention soit louable, elle risque une fois de plus de bénéficier aux grands groupes – comme c’est très largement le cas aujourd’hui, au grand damne des PME qui sont une fois de plus laissées de côté
Au total, Nicolas Sarkozy propose un marché de dupes. La puissance publique aura des objectifs précis à respecter (non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, division par deux des directeurs d’administrations centrales, fusion ANPE-UNEDIC,…), tandisque les entreprises sont simplement encouragées oralement à faire des efforts. Il va même plus loin dans la démagogie en proposant la dépénalisation du droit des affaires : l’impunité zéro ne vaut donc pas pour tous !
Le Président de la République vient aujourd’hui de manquer son rendez-vous avec le devoir de vérité que les Français sont en droit d’attendre. Il n’a toujours pas précisé qui paierait pour son « paquet cadeau fiscal », ni indiqué comment il compte boucler le budget du pays avec une croissance aussi basse, faire reculer la dette, rétablir notre commerce extérieur, aider les PME, favoriser l’investissement ou relancer le pouvoir d’achat des Français.
Communiqué du Parti Socialiste
Depuis son élection, le Président de la République est omniprésent. Cette occupation de l’espace médiatique n’a d’autre but que de détourner les esprits pour masquer ses insuffisances sur le front de la croissance et du pouvoir d’achat, ainsi que la dégradation des comptes publics.
Le candidat Sarkozy avait promis que le retour de la confiance engendrerait celui de la croissance. Son échec est aujourd’hui programmé – ni confiance, ni croissance - car il a commis trois erreurs majeures au cours de ses 100 premiers jours.
La première erreur, c’est l’adoption du « paquet cadeau fiscal ». La note est élevée : plus de 15 milliards d’euros par an, alors même que la croissance est molle (1,8 %) et que les perspectives budgétaires sont particulièrement alarmantes, et les faits le prouvent, sans effets positifs sur notre économie.
La deuxième erreur, c’est la dérive de la dette. En hausse de 35 milliards d’euros au cours des trois derniers mois, elle atteint désormais 1175 milliards d’euros (65% du PIB). En la laissant filer, la majorité transfère une charge inacceptable sur les générations à venir. De plus, l’actuelle remontée des taux d’intérêt à long terme risque d’accroître sa charge de 4 à 5% par an, la faisant passer de 39 milliards en 2007 (deuxième poste du budget) à 46 milliards d’euros à 2010, soit 7 milliards d’euros de plus chaque année, réduisant ainsi encore en peu plus la maigre marge de manœuvre budgétaire de l’Etat. La désinvolture de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de cette question de la dette est la marque d’une irresponsabilité fautive.
La troisième erreur, c’est l’inaction sur le terrain de la compétitivité profonde : rien pour la recherche, l’innovation, l’investissement, la formation ou l’éducation, si ce ne sont des mots vides et des coupes claires. En conséquence, la progression de l’investissement est nulle, tout comme celle de l’emploi marchand au deuxième trimestre (-16.500 postes dans l’industrie, ralentissement de la progression dans les services,…). Quant à la balance commerciale, elle accuse déjà un déficit de 15 milliards (alors que l’Allemagne réalise un excédent de 73 milliards d’euros).
Ces échecs amènent les socialistes à poser trois questions au Président de la République :
• Qui paiera la facture ? En effet, la croissance étant aujourd’hui inférieure quasiment de moitié (1,8%) à celle nécessaire à la réduction des déficits et au paiement du paquet fiscal (3%), le gouvernement va devoir recourir à une hausse des prélèvements, comme le laisse déjà entrevoir ses déclarations sur l’expérimentation de la TVA sociale, le financement du plan Alzheimer ou bien le Grenelle de l’environnement. Les Français doivent savoir qui paiera le prix des choix catastrophiques et des préférences fiscales de la majorité ;
• Quand cessera le déni de réalité sur la croissance ? L’ensemble des données disponibles converge pour la situer aux alentours de 1,8%, c’est-à-dire bien loin de 2,25% à 2,5% avancés par le gouvernement pour bâtir son budget. Si le gouvernement maintenait ses prévisions, la confiance des français vis-à-vis de ses élus en pâtirait, tout comme celle de nos partenaires européens ;
• Quand les PME seront-elles enfin la priorité du gouvernement ? En choisissant l’université d’été du MEDEF pour prononcer son premier grand discours de politique économique, le Président de la République entérine sa préférence pour les grands groupes. Ce choix, qui s’opère au détriment des TPE et des PME, est à contresens de ce qu’il faudrait faire, c’est-à-dire orienter les aides et la commande publique en direction des PME, en mettant en place des mesures ciblées et adaptées.
Communiqué de Michel Sapin, Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité
Depuis de nombreuses semaines, le Parti socialiste et l’ensemble des experts et des économistes dénoncent le caractère injuste des cadeaux fiscaux du gouvernement dont le profit sera concentré entre biens peu de mains. À titre d’exemple, le bouclier fiscal permettra à moins de 1.000 contribuables de se voir rembourser 250 millions d’euros.
En annonçant sa volonté de créer un impôt minimal dans le but de corriger les injustices de ses propres baisses d’impôt, le gouvernement confirme la validité des reproches formulés à l’égard de son « paquet cadeau fiscal ».
À cette occasion, il met sur pied une nouvelle usine à gaz, dont le risque est de créer la confusion, et donc de nuire à la confiance et à la croissance.
Cette séance de « rattrapage fiscal » est enfin inquiétante, car elle risque de se conclure par une hausse larvée des prélèvements pesant sur les ménages les plus modestes.
Communiqué du Secrétariat national
Marta Cristina, fille de Hector Montenegro, candidat aux élections législatives guatémaltèques du 9 septembre prochain pour le parti UNE, Union nationale pour l’espoir, vient d’être assassinée. 18 candidats ou militants de cette formation ont été tués au cours de la campagne électorale. Les représentants d’autres forces politiques ont été également exécutés ces dernières semaines. Les observateurs de l’Union européenne et de l’Organisation des Etats américains, ont justement exprimé leur inquiétude.
Le Parti socialiste est très préoccupé par ces derniers attentats. Il rappelle combien la communauté internationale, les Nations unies et l’Internationale socialiste, il y a plus de vingt ans, se sont fortement engagées dans le processus qui a finalement conduit le Guatemala sur le chemin de la paix civile et de la démocratie.
Le Parti socialiste considère que ces organisations doivent aujourd’hui à nouveau s’engager pour concrétiser l’espoir de paix civile et de démocratie de la majorité des citoyens guatémaltèques que les violences politiques et la délinquance criminelle récentes risquent de compromettre.
Communiqué du secrétariat international









