Comme à l’accoutumée, les chiffres du chômage publiés par le gouvernement laissent planer une doute sérieux quant à leur réalité.
Le passage sous la barre des deux millions de chômeurs est hautement contestable. De nombreux indicateurs publiés au sein même des statistiques du gouvernement attestent du peu de sincérité de ces chiffres. En effet, la baisse de nombre de chômeurs est en décalage avec l’atonie de la croissance (2%), la faiblesse des créations d’emplois. Comment le nombre de chômeurs aurait-il pu sincèrement baisser de 486.000 depuis février 2005, alors même que la France n’a créé que 320.000 emplois sur la même période ?
Les statistiques publiées par l’ANPE sont en contradiction avec cette tendance, puisque les « sorties de l’ANPE pour reprise d’emploi », sont en baisse de 3% au cours du dernier trimestre. Cette baisse optique est imputable notamment à des manipulations statistiques, comme le démontre l’évolution des radiations administratives : + 5,2%.
Aujourd’hui, le doute planant sur a fiabilité des ces chiffres est tel que le gouvernement a dû confier en catastrophe une mission à l’IGF et à l’IGAS ! Hélas, sa publication annoncée au cœur de l’été laisse planer des doutes quant à la sincérité des intentions du gouvernement.
Le Parti socialiste demande au gouvernement d’autoriser sans délai la publication de “l’Enquête Emploi” de l’INSEE, qui seule peut attester de la situation réelle du chômage dans notre pays.
Communiqué du Parti socialiste
Le ministre de l’Éducation nationale Xavier DARCOS a annoncé la suppression de 10 000 postes.
Le Parti socialiste condamne fermement cette décision qui fait suite à 5 années de coupes budgétaires massives, de suppression de 30 000 postes d’enseignants, de réduction drastique des personnels de vie scolaire…
Il s’interroge sur la compatibilité de telles suppressions avec l’annonce de la mise en place d’études dirigées dans les collèges et l’objectif affiché d’augmentation du taux de scolarisation des enfants en situation d’handicap, ces deux mesures nécessitant une augmentation des professeurs et personnels d’encadrement plutôt que le contraire !
En réalité, la droite a une vision comptable de l’École de la République, qui fait du savoir un produit de consommation comme un autre et laisse donc l’Ecole au marché.
Le Parti socialiste rappelle que si toutes les questions du système éducatif ne résolvent pas seulement par des moyens, ils n’en demeurent pas moins le reflet de l’ambition que l’on se donne pour lui. Les socialistes portent l’ambition de l’École de la réussite de tous et exige que lui soient octroyés les moyens nécessaires à la réalisation de cette ambition.
Communiqué de Claude ROIRON,
Secrétaire nationale à l’Éducation
À la veille de l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité pour les particuliers, le premier juillet, l’avis critique rendu par le conseil de la concurrence, comme les inquiétudes de la CGPME et des associations de consommateurs à ce sujet, viennent alimenter les craintes d’une flambée des prix pour l’utilisateur final.
Ainsi, depuis trois ans, l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité pour les entreprises s’est révélée une expérience cuisante qui a provoqué la hausse des prix de 70% dans le secteur dérégulé. Elle a obligé le gouvernement précédent à inventer la notion de “tarif de retour” pour préserver des centaines d’entreprises ayant cédé aux sirènes de la libéralisation.
Par ailleurs, EDF risque à l’avenir d’avoir à assumer seule les missions de service publics (péréquation et égalité d’accès sur le territoire, qualité et fiabilité du service, sécurité d’approvisionnement…) tandis que les nouveaux entrants se partageraient les segments rentables du marché.
Le Parti socialiste est radicalement opposé à cette logique de privatisation des profits et de socialisation des pertes qui a déjà montré ses effets néfastes, en particulier dans les industries de réseau, que ce soit au niveau de l’investissement, de l’emploi, des prix ou de la qualité du service rendu à l’usager.
Communiqué de Christian MARTIN,
Secrétaire national aux Services publics et
Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises
Le Parti socialiste apporte son soutien à l’édition 2007 de la marche des Fiertés et appelle à y participer samedi prochain. Il y sera représenté par Anne Hidalgo. Les militants socialistes défileront autour de leur char, qui sera animé par le Mouvement des Jeunes Socialistes, Homosexualités et Socialisme et la Fédération de Paris du Parti socialiste.
Les débats sur les questions LGBT ont été nombreux au cours de ces dernières années, et notamment lors de la campagne présidentielle, où chaque candidat a été amené à préciser sa position sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, la parentalité, et plus globalement sur ses conceptions de la famille et de l’égalité. Des visions très différentes de la société ont alors été exprimées.
Les socialistes continueront d’affirmer leurs positions en faveur de l’égalité des droits, et dénonceront toute tentative de transiger.
De même, les parlementaires socialistes seront vigilants pour que ne se reproduisent pas les dérapages homophobes de certains élus de la majorité actuelle, mais également pour défendre et améliorer le pacs, contrat plébiscité par les Français, et pour que la France soit une terre de solidarité avec les victimes d’homophobie dans le monde, et d’accueil pour ceux qui en sont victimes.
Communiqué du Parti socialiste
Au sommaire de L’hebdo cette semaine :
Actualités France
Dossier : Des cadeaux pour quelques-uns, un tsunami fiscal pour tous les autres.
Histoire
- Léon Blum et l’exercice du pouvoir
Culture
L’invité
- Alexandre Carelle : le fier bilan du président d’Homosexualité et socialisme
L’hebdo en ligne









