- Législatives partielles
- Les promesses de Nicolas Sarkozy
- Convocation du Congrès à Versailles
- Le Tchad
Législatives partielles
Nous pouvons nous féliciter de l’élection de Françoise Vallet dans la circonscription de Chartres, face au député-maire UMP, comme de la forte progression de Philippe Kaltenbach dans les
Hauts-de-Seine.
Je vois dans la lecture de ces deux élections une forte progression de la gauche. C’est là un des exemples du mécontentement des Français, concrétisé par la nouvelle baisse de Nicolas Sarkozy
dans les sondages.
Ce mécontentement porte bien sur la baisse du pouvoir d’achat et sur le non-respect des engagements pris par le Président.
Il faut aujourd’hui aller plus loin. M. Devedjan parlait d’un avertissement salutaire. Je propose au nom du Parti socialiste que nous ne décevions pas M. Devedjan. Il faut poursuivre cet
avertissement et même l’amplifier.
Lors des prochaines élections municipales, les Français voteront pour des maires et des conseillers généraux. Ils voteront pour des projets municipaux, pour avoir des élus qui protègent, qui
innovent. Mais leur vote sera un avertissement clair au Président et à son gouvernement. Un avertissement pour empêcher un plan de rigueur qui touchera de plein fouet les salariés et les
retraités. Oui, cet avertissement est salutaire, oui il faut l’amplifier lors des municipales.
Les promesses de Nicolas Sarkozy
A Gandrange ce matin, avec N. Sarkozy, c’est : déplacement rapide et engagement sans lendemain. Il vient et déjà compte revenir. Il l’a déjà fait maintes fois à Argenteuil, à La Courneuve et on
pourrait multiplier les exemples. A Gandrange, c’était trois quart d’heures, poignée de mains comprises, alors que les salariés et les élus attendaient des engagements et des actes concrets.
Mais il joue personnel, à tel point qu’il avait écarté les élus, ce matin.
Face à cette stratégie personnelle, comme M. Guéant l’a annoncé hier, en promettant une augmentation des retraites dans quelques semaines, nous demandons que se soit dès maintenant, que
l’augmentation du minimum retraite soit annoncé, pas dans quelques semaines. Que l’on nous donne une date d’application maintenant sans renvoyer à plus tard un engagement qui était celui du
candidat.
Les Français attendent, et je veux citer ici Me Lagarde « Nous sommes encore au grand matin du sarkozisme et l’avenir nous attend plein d’espoir et de promesses ». Cette citation montre que Me
Lagarde a le même avis sur la situation qu’à propos de la crise financière : « tout va très bien ».
Nous lui disons que les Français pensent que tout ne va pas bien. Il y a un problème de pouvoir d’achat, un problème de mauvaises prévisions dans le budget de l’Etat pour 2008, et ces mauvaises
prévisions ne masquent pas la préparation d’un plan de rigueur.
Nous disons au 1er ministre que nous souhaitons un débat au parlement dès cette semaine, avant la suspension des travaux pour les municipales, sur la situation économique du pays.
Convocation du Congrès à Versailles
Je rappelle tout d’abord les deux positions du Parti socialiste quant au traité de Lisbonne :
- Nous sommes pour la ratification du traité de Lisbonne,
- Nous sommes pour un référendum.
A Versailles, il est question de rendre possible l’adoption du traité. Si c’est le cas, ensuite, il y a deux voies : la voie parlementaire et la voie du référendum.
Nous aurions souhaité la voie du référendum, mais le président de la République ayant annoncé que ce serait la voie parlementaire, nous nous abstiendrons pour montrer notre mécontentement sur le
choix opéré.
Il y aura ensuite un vote au parlement. Nous voterons oui.
Le Tchad
La situation est très préoccupante. Nous devons assurer la protection de nos concitoyens. C’est ce que fait le gouvernement.
Le principe aujourd’hui est celui de la non ingérence de la France dans une affaire qui reste interne à l’état Tchadien.
Notre souci est d’arriver enfin à ce que se déploie la force européenne EUFOR pour protéger les réfugiés du Darfour.
Le Parti socialiste considère que la prévention et la prise en charge de la maladie d’Alzheimer sont des priorités de santé publique.
Le Président de la République, en s’inspirant des propositions du professeur Ménard, prend enfin la mesure de ce fléau. Reste la question de son financement.
Nicolas Sarkozy persiste et signe en voulant financer une partie de cette lutte par les franchises médicales. Pourtant chacun sait que celles-ci sont à la fois insuffisantes, en termes
budgétaires, et profondément perverses en termes de santé.
Les personnes âgées étant les principales consommatrices de soins, ce sont elles qui seront essentiellement mises à contribution, à travers les franchises médicales, pour financer le plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer.
Nicolas Sarkozy s’est félicité de prendre « des décisions courageuses ». La réalité, c’est qu’il prend d’abord et avant tout des décisions injustes et contraires à tous les principes de la solidarité nationale. Où s’arrêtera cette logique ? Les cancéreux finançant leur cancer et les personnes âgées, la maladie d’Alzheimer.
Aujourd’hui, l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) est, à domicile comme en établissement, la principale source d’aide pour les personnes âgées dépendantes et leurs familles. Or, depuis
2003, alors que le nombre de bénéficiaires explosait, l’Etat n’a pas ajouté un seul euro à sa participation au financement de l’APA, laissant les départements seuls face au défi de la
dépendance.
Dans le même temps, après l’épisode des franchises médicales, le Gouvernement est en train de préparer un projet de loi sur le 5ème risque dépendance qui renvoie une partie de la prise en charge
vers les assurances privées.
Les personnes âgées n’en seront informées qu’au lendemain des élections municipales et cantonales 2008.
Autrement dit, un plan de bonne volonté mais non financé.
Communiqué de
Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé,
de Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé,
et de Luc BROUSSY, Délégué national aux personnes âgées
L’appel inédit à la grève lancé par les organisations syndicales de la grande distribution traduit l’exaspération des 650.000 salariés de ce secteur face à la faiblesse de leur pouvoir d’achat et la précarité de leurs conditions de travail.
Le Parti socialiste apporte son entier soutien aux salariés concernés et au mouvement social annoncé. Il demande que, dans la négociation en cours plus une seule enseigne n’intègre dans l’assiette du SMIC le « forfait pause », en contradiction avec la loi et la jurisprudence, et un effort supplémentaire soit fait en direction des bas et moyens salaires.
Les salariés de la grande distribution, soumis tout particulièrement au temps partiel, aux horaires décalés, à l’annualisation du temps de travail et aux cadences pénibles sont, comme beaucoup d’autres, exclus des mesures du gouvernement, soi disants destinées à soutenir le pouvoir d’achat. Nombre d’entre eux ne peuvent en particulier bénéficier du dispositif sur les heures supplémentaires, alors qu’ils subissent une détérioration de leurs conditions de travail.
En refusant tout coup de pouce au SMIC en 2007, et en faisant miroiter aux salariés français une augmentation de leur pouvoir d’achat, qui ne se traduit pas dans les faits, Nicolas Sarkozy et le gouvernement portent l’entière responsabilité de l’exaspération sociale grandissante dans le pays.
Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises
La crise que traverse aujourd’hui la Société générale est grave : en tel cas, chacun doit naturellement assumer ses responsabilités, les dirigeants de la banque plus que tout autre.Mais à n’être focalisé que sur la démission du PDG, Nicolas SARKOZY cherche un « bouc émissaire » pour éviter le vrai débat, c’est-à-dire l’analyse des dérives du capitalisme financier et les réformes à mener pour éviter que de telles situations ne se reproduisent.
Il convient de rappeler au président de la République qu’il ne décide pas à la place du Conseil d’administration. En tant que chef de l’État, il doit apporter des réponses aux questions qui lui sont posées : celles du fonctionnement des banques, de leurs mécanismes de contrôle interne, de la régulation des mouvements de capitaux et des réponses à apporter face à l’émergence d’une nouvelle économie financière et bancaire internationale dans laquelle le risque final est conséquent et disséminé.
Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité
Le Comité de la déclaration de Damas en France, qui milite pour la libération des prisonniers politiques en Syrie, organise un rassemblement qui aura lieu du 1er au 8 février de 17h à 19h, place de la Sorbonne à Paris.Le Parti socialiste apporte son soutien à cette initiative et rappelle son engagement auprès des démocrates et défenseurs des droits de l’Homme en Syrie qui militent pacifiquement pour un changement démocratique dans ce pays.
Les violations des droits de l’homme s’aggravent en Syrie. À l’heure actuelle, 11 signataires de la déclaration de Damas, militants politiques, écrivains, avocats et médecins, sont emprisonnés arbitrairement. L’état de santé de certains prisonniers, notamment de Riad Seif, est préoccupant.
Le Parti socialiste condamne la vague d’arrestation qui s’abat sur les membres du Conseil national chargé de faire appliquer la déclaration de Damas et demande la libération immédiate et sans condition de Riad Seif et de tous les prisonniers d’opinion.
Communiqué de Pierre MOSCOVICI
Secrétaire national aux Relations internationales









