Paris, le 4 décembre 2007,
Deux gardes civils espagnols enquêtant en France sur les activités de l’organisation terroriste ETA ont été assassinés à Capbreton, dans les Landes, sur le parking d’un supermarché alors qu’ils s’apprêtaient à monter dans leur véhicule.Le Parti socialiste condamne de la façon la plus ferme cet attentat. Les Basques espagnols ont la possibilité de défendre leurs idées, y compris les projets indépendantistes, par la voie démocratique. Le recours à la violence dans un tel contexte institutionnel et politique est inadmissible.
Le Parti socialiste tient en ces circonstances à communiquer sa solidarité aux autorités espagnoles et ses profondes condoléances aux familles des victimes.
Communiqué du Bureau national
L’annonce par le gouvernement d’un second texte sur le pouvoir d’achat en l’espace de trois mois témoigne de l’échec cuisant du paquet fiscal et de son inadaptation à la situation économique et aux attentes des Français.Le plan proposé relève du pur effet d’annonce, car le gouvernement ne dispose plus d’aucune marge de manœuvre depuis le vote cet été de 15 milliards d’euros destinés d’abord aux plus aisés de nos concitoyens. Est même annoncée l’adoption de mesures de rigueur pour l’an prochain (60 millions d’euros de hausse de redevance télévisuelle pour 800.000 retraités modestes, 800 millions d’euros de franchises médicales pour 85% des Français, …) incompatibles avec les objectifs affichés de hausse du pouvoir d’achat.
Les propositions concrètes avancées par le gouvernement représentent un terrible aveu d’impuissance, dès lors que leurs effets dépendent exclusivement de la bonne volonté des entreprises, quand elles ne relèvent pas du pur effet d’annonce.
En effet :
• Le déblocage de la participation n’augmente pas le pouvoir d’achat. L’expérience menée en 2004 par Nicolas Sarkozy a montré qu’un tel mécanisme favorise un effet d’aubaine
fiscal, concentré d’ailleurs sur les cadres (17% du salariat).
• L’octroi d’une prime (de 1.000 euros) aux salariés des entreprises de moins de 50 salariés sera soumis au bon vouloir des entreprises, et n’aura que peu d’effets pour les
salariés.
• La monétisation des jours de RTT ne pourra concerner que la moitié des salariés aux 35 heures effectives (la moitié des salariés), et sera soumise à l’accord du chef
d’entreprise.
Après les annonces du Président de la Républiques sur les 35 heures, le Parti socialiste met enfin très solennellement en garde la majorité contre la tentation de remettre en cause à la hussarde la durée légale du travail, sans aucune concertation avec les organisations syndicales, toutes opposées à une telle évolution.
Si le gouvernement permettait demain par accord d’entreprise de dépasser les 35 heures hebdomadaires sans majoration des heures supplémentaires effectuées, le slogan « travailler plus pour gagner plus » se traduirait définitivement dans la réalité par « travailler plus pour gagner moins ».
Communiqué du Bureau national
Acculé par le poids des déficits qu’il a lui même créé, le gouvernement en est réduit à céder 2,5% de ses parts d’EDF pour financer la rénovation de nos universités. Le Parti socialiste dénonce l’inconséquence du gouvernement qui brade une partie d’une entreprise hautement stratégique pour procéder à des ajustements budgétaires douteux.
Cette décision n’est pas anodine. Elle laisse à penser que le secteur énergétique n’est pas stratégique et que le prix de l’énergie n’est pas une difficulté.
Pour le Parti socialiste, la flambée du prix de l’énergie est un phénomène durable. Elle devrait donc inciter le gouvernement à maintenir ou à accroître ses parts dans EDF pour protéger le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité de nos entreprises.
Communiqué du Bureau national
Le Parti socialiste salue la décision du nouveau gouvernement australien de ratifier le protocole de Kyoto sur les changements climatiques.
Cette décision attendue constitue une étape décisive dans la généralisation à tous les pays industrialisés des obligations fixées par Kyoto pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
La signature australienne fait désormais des Etats-Unis le seul pays industrialisé à ne pas avoir ratifié le protocole, alors qu’il demeure le principal pollueur de la planète.
La conférence décisive sur le climat qui s’ouvre aujourd’hui à Bali doit être l’occasion pour les Etats-Unis de prendre le train en marche en s’engageant, à l’instar de tous ses voisins
industrialisés, à réduire significativement ses émissions de gaz conformément aux engagements de Kyoto.
Au-delà, la conférence de Bali constitue une étape cruciale dans la lutte contre les changements climatiques. Ce rendez-vous décisif doit permettre d’associer l’ensemble des Etats, et pas seulement les pays industrialisés, à la construction de réponses politiques pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, sur la base d’une feuille de route de long terme garantissant dans la durée le respect des engagements pris.
Communiqué Béatrice MARRE,
Secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement durable
- Pouvoir d’achat
- Université et EDF
- Banlieue
- Justice
- Algérie
- Russie
Pouvoir d’achat
Après l’intervention télévisée du Président de la République, après la discussion au Parlement de nos propositions, on le voit, la question du pouvoir d’achat et l’attente qu’elle suscite est essentielle pour les Français et mérite une concrétisation le plus vite possible.
Nous avons entamé une grande campagne à ce sujet sur nos propositions.
Les propositions évoquées par le Président ou le gouvernement nous semblent très partielles. Elles auront peu d’effets sur les salaires et rien du tout pour un grand nombre de Français. Elles coûteront cher au budget de l’Etat. D’autre part, on voit bien qu’un glissement dangereux s’opère vers l’individualisation du rapport au travail.
Nicolas Sarkozy dit qu’on va donner du pouvoir d’achat aux salariés. Mais pour un certain nombre il s’agira d’une partie de bonneteau, car ce que l’on donnera d’un côté sera repris sur l’épargne, sur les retraites ou sur les congés.
Notre inquiétude est forte quant aux résultats de ces mesures, car il aurait été plus facile de répondre à l’attente sans l’application du bouclier fiscal de 15 milliards distribués aux riches l’été dernier.
Université et EDF
La vente de 3% des parts de l’Etat dans EDF au profit des universités ne rapportera rien à l’entreprise. Elle ne servira à l’Etat qu’à payer ce qu’il devait faire sur son propre budget.
Cette privatisation aura des conséquences sur les tarifs, car chaque augmentation de tarif a été argumentée par les besoins d’investissement de l’entreprise.
Cette décision pointe les contradictions du gouvernement qui avait annoncé que pour 2008 toute cession d’actifs ou toute recette supplémentaire serait affectée à la dette.
Oui à un réel effort pour l’université, oui à une véritable remise à niveau, mais par des crédits d’Etat et pas par un tour de passe-passe comptable.
Banlieue
Nous sommes inquiets, quelques jours après les évènements de Villiers-le-Bel, d’entendre Fadela Amara dire qu’elle n’a pas connaissance des volumes d’argent disponibles pour mener à bien le plan
pour les banlieues qu’elle prépare. Comme si rien ne s’était passé, comme si la mesure n’avait pas été prise de la nécessité d’agir vite et fort.
Inquiétude et attente de notre part pour que l’on nous dise quelle politique et quels moyens seront mis en œuvre ?
Justice
En qualifiant la mobilisation des professionnels de la justice de faible, jeudi dernier, Rachida Dati ne pouvait mieux faire pour signifier la coupure qui existe aujourd’hui avec ces
professionnels et les élus.
Elle méprise et ne saisit aucun terrain de dialogue pour discuter la réforme de la carte judiciaire.
Comme cela ne peut pas continuer ainsi, nous proposons qu’elle revienne devant le Parlement dans un cadre démocratique.
Algérie
Nous souhaitons que ce voyage du Président ne serve pas qu’à signer des contrats commerciaux, mais aussi un contrat d’amitié courageux qui regarde l’histoire, se projette dans l’avenir et réponde
à quelques questions concrètes, comme celle des visas.
Nous pensons aussi que les propos inacceptables d’un ministre algérien doivent être condamnés sur place.
Russie
Le scrutin législatif de ce week-end est entaché de suspicion. La démocratie en Russie n’est pas encore une réalité.
Nous attendons de la diplomatie française qu’elle le dise.









