Parti Socialiste
Section de Lyon 8ème

"L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir"
Jean Jaurès

 

Mercredi 12 décembre 2007
Mercredi 12 décembre 2007

Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté l’attentat qui s’est produit ce matin à Baabda au Liban et qui a coûté la vie au général François el-Hajj, commandant des opérations de l’armée libanaise à Nahr-El-Bared, et trois autres personnes.

Cette action terroriste contre un proche du général Michel Sleiman autour de la candidature duquel les différentes parties libanaises s’acheminaient vers un consensus pour l’élection du Président de la République, vise, comme d’autres attentats qui ont été commis contre les personnalités de la majorité, à déstabiliser le Liban.

Le Parti socialiste souhaite que toute la lumière soit faite sur cet assassinat et tous ceux qui l’ont précédé.Il exprime sa solidarité au peuple libanais dans ces épreuves difficiles, demande l’application des résolutions du Conseil de sécurité et réaffirme son soutien au processus du dialogue interlibanais pour que ce pays ami retrouve la paix, la concorde nationale et préserve son indépendance et sa souveraineté entière.

Communiqué de
Pierre Moscovici, Secrétaire national aux Relations Internationales

Mercredi 12 décembre 2007

Le projet de loi relatif au pouvoir d’achat, aujourd’hui présenté au conseil des Ministres, ne pourra répondre aux aspirations de nos concitoyens et permettre une augmentation de leur niveau de vie.

Ce projet ne contient d’abord aucune disposition sur les petites retraites et les minima sociaux.

Les dispositions prévues sont ensuite toutes limitées dans le temps, plafonnées dans leur montant, et surtout, soumises à la bonne volonté des seuls employeurs.

Le déblocage anticipé de la participation est un fusil à un coup qui ne fait que de distribuer plutôt un argent que les salariés ont déjà. Ce qui ce fera aujourd’hui ne se fera pas demain.

La possibilité de monétiser les jours de RTT est limitée au stock de 2007, plafonnée à dix jours, et soumise au bon vouloir patronal. Ce dispositif a par ailleurs déjà fait la preuve de sa faible efficacité.

La prime défiscalisée dans les entreprises de moins de 50 salariés dépendra totalement de la volonté des chefs d’entreprises et risque d’être utilisée pour recycler les augmentations de salaires qui serait intervenues.

À l’instar du dispositif sur les heures supplémentaires voté cet été, ces mesurettes ne contribueront pas à revaloriser le pouvoir d’achat des salariés en l’absence d’une reprise de la croissance.

Il est frappant de constater que les retraités, les chômeurs, et les salariés qui subissent  la précarité (temps partiels, contrats précaires…) sont une nouvelle fois les grands oubliés de ce projet de loi, aucune de ses dispositions ne les concernant.

Le Parti socialiste met enfin en garde le gouvernement contre sa tentation, dans la foulée du débat sur ce texte, de revenir sur la durée légale du travail. Il rappelle qu’une telle évolution, rejetée par toutes les organisations syndicales, se traduirait dans les faits par « travailler plus pour gagner moins».

Communiqué de
Michel Sapin, Secrétaire National à l’économie et à la fiscalité
et d’Alain Vidalies, Secrétaire National aux Entreprises

Mardi 11 décembre 2007

Le nouveau gadget de Nicolas Sarkozy qui veut résoudre la crise du logement par le réexamen de la situation des locataires HLM tous les trois ans démontre la légèreté dont il fait preuve. En effet, le problème numéro 1 qui a des répercussions sur toute la chaine du logement est bien le manque de logements à loyers abordables particulièrement dans les zones urbaines.

Nicolas Sarkozy reconnaît enfin que la loi imposant au moins 20% de logements sociaux dans les communes n’est toujours pas appliquée allant de fait contre l’avis des élus de sa majorité qui refusent depuis 7 ans d’appliquer la loi parce qu’ils ne veulent pas de pauvres dans leurs villes.

Concernant la mobilité dans le parc HLM, rappelons :

1. Une telle solution au mieux dégagerait quelques centaines d’appartements alors qu’un million et demi de dossiers sont en attente.
2. Cette mesure touche particulièrement des communes déjà en difficulté accentuant ainsi leur ghettoïsation
3. L’expérience mal gérée de l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine montre que la mobilité à l’intérieur du parc social se fait le plus souvent au détriment des locataires qui ont les revenus les plus bas (loyers plus chers, appartements plus dégradés).

Cette proposition finalement révèle la vision du territoire de Nicolas Sarkozy ; des logements sociaux pour les pauvres dans des communes les plus en difficulté, et de l’autre côté des opérations immobilières florissantes à coups d’avantages fiscaux coûteux pour l’Etat. C’est la France des ghettos.


Communiqué du Bureau national

Mardi 11 décembre 2007

Le « groupe de liaison de la gauche et des écologistes » créé lors de la réunion du 13 novembre dernier et comprenant le Mouvement Républicain et Citoyen, le Parti Communiste Français, le Parti Radical de Gauche, le Parti Socialiste et Les Verts s’est réuni comme prévu le 11 décembre pour aborder les sujets d’actualité.

Les partis présents ont fait le constat commun d’un échec du président de la république et de sa majorité, dont la politique se caractérise sur la forme par une grande brutalité et une absence de concertation, par exemple sur la carte judiciaire, et sur le fond par la mise en cause de notre modèle social, par exemple sur la fiscalité ou les retraites, et la remise en cause du temps et du droit du travail.

Nicolas Sarkozy s’était autoproclamé « président du pouvoir d’achat. » Il en avait fait un axe de sa campagne électorale. Aujourd’hui, plus de six mois après son élection, cette promesse n’a été tenue que pour une poignée de Français : les plus favorisés, au travers du « bouclier fiscal » et de la suppression de la quasi-totalité des droits de succession qui bénéficie surtout au 5% des plus riches.

Pour tous les autres, tout a augmenté, sauf les revenus. La grande majorité des salariés a été privée de toute progression de pouvoir d’achat, le SMIC n’a pas été relevé pour la première fois depuis de nombreuses années. Les retraites n’augmenteront que de 1,1% en 2008, soit deux fois moins que l’inflation. Les précaires, les chômeurs, les allocataires des minima sociaux et les handicapés ont vu leur situation se dégrader depuis sept mois. Le MEDEF continue à faire pression sur les rémunérations et à précariser toujours plus les contrats de travail. La détaxation des heures supplémentaires ne règle en rien la question du niveau des salaires et ne concernera qu’une petite minorité. La politique de Nicolas Sarkozy, c’est gagner moins pour payer plus.

Dans le même temps, la qualité de la vie est dégradée par la hausse du poids des dépenses fixes (logement, assurance, remboursements de crédit), qui grève le pouvoir d’achat et détériore la qualité de la vie.

Pour la majorité des Français, le pire reste à venir : le gouvernement ne prévoit rien pour les salaires, rien pour les pensions de retraite, rien contre la flambée des prix. Par contre, il prépare une nouvelle aggravation de la précarité, la suppression des 35 heures et la remise en cause de la réduction du temps de travail et une série de hausse de taxes : franchises médicales et redevance télévisuelle pour les personnes pour l’heure exonérées. Le Chef de l’État a fait des annonces pourtant sur des mesures dont les effets seront lointains et aléatoires, donc incertains.

Face à cette situation, les partis de gauche et écologistes demandent la mise en œuvre de mesures d’urgences et structurelles destinées à améliorer rapidement le pouvoir d’achat.

Pour augmenter les revenus, ils proposent l’augmentation immédiate de la prime pour l’emploi de 50 %, une augmentation immédiate du SMIC, l’ouverture d’une conférence nationale sur les salaires visant une augmentation générale des rémunérations, à une lute contre le temps partiel subi et un progrès significatif de l’égalité salariale hommes/femmes, la sécurisation des parcours professionnels la mise en œuvre d’un plan de rattrapage des traitements dans la fonction publique, la revalorisation immédiate des petites retraites et l’amélioration des conditions de travail et contractuelles des salariés précaires.

Pour faire baisser les prix des produits alimentaires, ils proposent de répercuter les marges obtenues par la grande distribution sur les producteurs en faveur des consommateurs te l’adoption d’une incitation fiscale pour faire baisser les prix des produits alimentaires de première nécessité et rapprocher les lieux de production des consommateurs.

Pour diminuer le coût du logement, ils proposent un encadrement des loyers pour l’année 2008 en indexant sur le seul coût de la vie, une politique d’isolation énergétique des logements, la création d’un service public de la caution, le respect de la loi obligeant les communes à avoir 20% de logement sociaux.

Pour maîtriser le coût de l’énergie, ils proposent de maintenir l’évolution des tarifs du gaz et de l’électricité dans le cadre de l’inflation, de généraliser le « chèque transport » pour aider les salariés dans leurs déplacements, financé par une taxe sur les superprofits des compagnies pétrolières.

Les partis de gauche et écologistes demandent que des incitations fermes soient prises en faveur d’un gouvernement économique de la zone euro et d’une initiative européenne pour le financement d’investissement de long terme (rechercher, formation, ferroutage, économie d’énergie et énergie renouvelable) et d’une baisse des taux d’intérêts de la BCE comme c’est le cas aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Avec les leviers dont la gauche dispose aujourd’hui, elle s’engage sans se substituer à l’Etat à prendre des initiatives pour le pouvoir d’achat et améliorer la qualité de vie.

S’agissant de la réforme constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne, ceux des partis de gauche et écologistes qui ont exigé un référendum rappellent leur position.

Les élections municipales et cantonales de mars 2008 vont être un rendez-vous essentiel pour donner plus de force à l’opposition à la politique menée par le président de la République et sa majorité et pour faire barrage à sa mise en œuvre dans les communes et départements. Les partis présents travaillent dans le respect des positions de chacun au rassemblement le plus large des forces de gauche et écologistes, autour de projets politiques clairs pour battre la droite, faire gagner la gauche et permettre des gestions favorables aux intérêts des citoyens.

 

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